Il est toujours fort intéressant de constater que, de nos jours, les hommes politiques, les associations gouvernementales et même les institutions religieuses se tournent vers le marché de la publicité pour acquérir leur légitimité et leur notoriété. Il va sans dire que l’on n’impose plus rien, on désire attirer et inciter. Les causes sociales ont bien compris la leçon. C’est par le spectacle de la publicité que le gouvernement fait passer ses messages à caractère collectif. C’est aussi à l’aide de techniques publicitaires que le gouvernement sensibilise les citoyens face à un problème qui nous touche.
Il faut préciser que le téléspectateur de publicité est d’abord et avant tout un individu d’émotion et un citoyen. La publicité est très efficace lorsqu’il s’agit de motiver et d’informer les foules. Elle donne de la légitimité à la cause dont elle fait la promotion. Il n’est donc pas surprenant que le gouvernement y fasse appel lorsqu’il désire être efficace. Les publicités portant sur les problèmes de jeux sont, à mon avis très pertinentes et perspicaces. On n’y impose pas de grands principes, pas d’avertissements flamboyants. C’est en subtilité que la magie de cette publicité opère. Dans ces publicités télé annoncées par le gouvernement du Québec, on sent un malaise, on sent la profondeur du problème. Les signes et symboles utilisés sont efficients, par exemple, le probl`me de jeu est symbolisé par des cartes. Il y a un jeu très clair qui se passe entre le récepteur du message, le téléspectateur et la publicité. C'est-à-dire que cette pub télé ne prend pas les citoyens pour des naïfs et on se permet le jeu de la subtilité. J’adore l’idée d’utiliser un acteur déguisé en symbole de carte (la reine, le roi et le valet) pour représenter la petite voix du diable, celle qui parle au nom du vice, au nom de ce problème de dépendance. Je trouve cette tournure audacieuse et finement recherchée, sans être trop poussée. Il y a une maturité qui s’exerce en pub….
Campagne sur le jeu pathologique 2007-2008
lundi 14 décembre 2009
lundi 2 novembre 2009
Un verre d'eau polluée...une publicité de la controversée campagne du Directeur général des élections du Québec au niveau municipal
Il s’agit du blitz publicitaire produit pour la télévision dans le but d’inciter les électeurs à se prévaloir de leur droit de vote et à remplir, par le fait même, leur devoir de citoyen à l’occasion de ces élections municipales. Participer, voter, pour améliorer leur démocratie au niveau le plus près d’eux.
Examinons l’une de ces publicités qui est passée à la télévision dans le but de persuader les gens de voter aux élections municipales du 1e novembre. J’ai choisi la femme au verre d’eau polluée. La citoyenne, femme d’âge moyen, fait couler dans un verre de l’eau brunâtre. Au même instant, elle se questionne sur l’intérêt d’aller voter. Elle remet en question l’importance des élections municipales.
C’est excellent, accrocheur et selon moi, l’impact est fort et, à la limite, métaphorique. C’est une publicité dans laquelle le jeu de la fiction prévaut par la force de ses images. L’entêtement de la citoyenne est drôle et triste à la fois, car elle est dupe et victime de sa passivité politique. L’épuration de l’eau et la vigilance qu’elle exige se situe au niveau municipal et pour tous, il s’agit d’une question de santé et de vie.
En somme, j’ai trouvé cette pub astucieuse, amusante et d’un humour noir efficace.
Certes, le but était de toucher tous les citoyens, car l’indifférence politique au niveau municipal peut menacer directement notre quotidien. Ce sont les municipalités qui règlent des problèmes concrets de qualité de vie.
Certes, le but était de toucher tous les citoyens, car l’indifférence politique au niveau municipal peut menacer directement notre quotidien. Ce sont les municipalités qui règlent des problèmes concrets de qualité de vie.
Avant que commence cette campagne publicitaire politique, de façon générale, les citoyens considèrent très ennuyantes ces campagnes. Étant très concrète, la politique municipale ne mobilise pas autant les foules que les campagnes provinciales et fédérales plus glamours et idéologiques. La publicité dont je parle dans ce blog, attire l’attention et a de l'impact.
Il faut préciser que la publicité ne peut pas être le seul déclencheur, car elle a été appuyée par des révélations inattendues qui ont éveillé l’intérêt des citoyens. Soyons réalistes, les scandales et la saga haletante, pleine de rebondissement de la campagne électorale ont intéressé les citoyens et ont eu un rôle à jouer dans l’intérêt croissant des gens pour ces élections. Dans tous les cas, cette campagne publicitaire n’a certainement pas fait de tort à ces campagnes municipales.
Il est aussi intéressant d’observer, avec cette pub que, encore une fois, les Québécois ont recours à l’humour pour faire passer un message publicitaire et ce même en politique. En désespoir de cause pour envoyer des gens qui ne se sentaient pas concernés, on est parvenus, avec un sujet ennuyeux à mourir, à créer une publicité qui utilise un certain type d’humour qui déstabilise.
Grâce à ces publicités politiques, qui semblent bien inoffensives, nous constatons que la réalité des pouvoirs municipaux dépasse parfois la fiction bon enfant des publicités…
dimanche 27 septembre 2009
Boris: MEILLEURE IMPORTATION DEPUIS LES FILLES DU ROILes concepteurs de cette pub ont su tirer sur la 37e corde sensible des québécois…La bouteille de bière représentée, a une forme on ne peut plus conservatrice. Pas de long cou sophistiqué à la Néfertiti et un contenant sans prétention. La traditionnelle buée semble suinter de la bouteille comme pour toute bonne bière qui se respecte.
Le produit, de par cette publicité que j’ai observée dans le magasine urbania, est présenté comme une bière qui ne snobe personne et qui, pour sortir des sentiers battus, ne nous oblige pas à être un amateur de belles femmes et de sport à tous prix!
La bouteille est son reflet! Le nom : Boris! Pourquoi pas? Boris, c’est l'homme rouge qui va planter son drapeau quelque part. Le sentiment de révolution qu’éveillent les racines de cette bière seraient à la base de ce concept.
Le mot Flacon écrit sur l’étiquette, suivi du nom d’une province française magique pour la bière fait son effet. Importée d'Alsace, cette bière est commercialisée exclusivement au Québec, aux États-Unis et au Canada.
C'est le slogan, MEILLEURE IMPORTATION DEPUIS LES FILLES DU ROI, qui fait mouche. Il s'adresse à tous les publiques francophones du Québec et même du Canada.
C'est de l'histoire. L'on remonte aux origines, aux racines du consommateur que les publicitaires veulent séduire. Ces concepteurs font appel, à travers les siècles (quatre cents cinquante ans ou plus), à l'épisode le plus glamour de l'histoire du Canada ou de la Nouvelle France.
Cette publicité est, selon moi, sans flafla et épurée, elle se contente, avec succès, de toucher une corde sensible grâce au souvenir romantique des filles du roi. Malgré sa simplicité, la publicité de Boris est rafraîchissante. Il fallait y penser...aux filles du roi. Ce n'est pas rien ce slogan, c'est l'imagination au pouvoir.
Cette publicité est, selon moi, sans flafla et épurée, elle se contente, avec succès, de toucher une corde sensible grâce au souvenir romantique des filles du roi. Malgré sa simplicité, la publicité de Boris est rafraîchissante. Il fallait y penser...aux filles du roi. Ce n'est pas rien ce slogan, c'est l'imagination au pouvoir.
J'exagère à peine. Elle compte, avec raison, sur son slogan amusant pour nous accrocher.
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